Bas Les Masques !
Artiste- Auteure
Autoportraitiste, Photographe - Metteuse en Scène- Modèle
Dans les brumes salées de Brest est née La Muse Macabre, Sabrina Laurie Vigouroux, silhouette vintage glissant entre ombres et lumières. Photographe, modèle, metteuse en scène et conteuse de songes, elle façonne un art où l’image respire, où les mots prolongent les gestes, où chaque cliché devient un murmure.
Son univers est un carrefour étrange : un parfum des années 1940–1950, une touche de glamour fané, un éclat de rouge sur fond de nuit. Elle s’inspire de la criminologie, des vieux films, de la culture populaire et des fantômes littéraires qui hantent encore les pages. Ses photos — pin-up crépusculaires, héroïnes fatales ou rêveuses — oscillent entre douceur et vertige, comme si chaque scène naissait d’un rêve interrompu.
Chez elle, la pin-up n’est plus objet de regard mais sujet de pouvoir : elle déconstruit l’archétype pour en révéler la force, l’autonomie et la réappropriation féminine.
Portée par ses études en psychologie et sociologie, elle scrute l’âme humaine, ses déchirures, ses masques, ses élans. Elle en fait des histoires. Elle en fait des images. Avide de comprendre, elle écoute les murmures du monde et les transforme en univers sensibles, habités, presque cinématographiques.
La Muse Macabre est d’abord entrée dans l’art par les portes rouillées de l’urbex, parcourant des lieux abandonnés où le silence raconte mieux que quiconque. Ces ruines l’ont initiée au langage des ombres, à la beauté fragile des choses qui disparaissent.
Son travail a parcouru des lieux chargés d’histoire, de nature et de gestes créateurs, s’y tissant comme une brume délicate.
À chaque étape, son univers s’est mêlé aux murs, aux jardins, aux souvenirs, comme une voix venue d’ailleurs.
-Fort Montbarey (Brest) — Lors des Journées du Patrimoine, ses images ont trouvé refuge entre les pierres marquées par la mémoire militaire, glissant un souffle de poésie dans les couloirs du passé. ( ( 17 & 18 Septembre 2016 )
- Exposition « Ce tissu qui m’est cher » de Benjamin Vanderlick et l'association Yiriba au Cinéma "Les Studios" à Brest ( du 18 Janvier au 25 Février 2020 )
-L’Art au Jardin (Audierne) — Au sein d’un collectif d’artistes, ses créations " De L'autre Côté du Miroir " ( thème photographique librement inspiré d'Alice au pays des Merveilles ) ont dialogué avec la verdure, la lumière mouvante et le murmure des plantes, offrant un pont entre nature et imaginaire. ( 12 & 13 Août 2023 )
-Ateliers Jean Moulin (Plouhinec) — Pour les Journées Européennes des Métiers d’Art, ses œuvres " Clones " se sont inscrites dans un espace dédié au geste, au savoir-faire, à l’art qui se fabrique, retrouvant la chaleur humaine des ateliers vivants.( 4 et 7 Avril 2024 )
Ces expositions forment les chapitres d’un livre sans fin, où son univers singulier s’est dévoilé sous des lumières différentes, en résonance intime avec ceux qui se sont arrêtés pour regarder.
Égérie du créateur Hugues Roger (Atelier Hugues et Paul) depuis 2022, elle incarne une féminité libre et forte, insolente, délicatement noire. Ensemble, ils tissent un imaginaire où mode, esthétique rétro et féminité théâtrale se rencontrent. où son univers dialogue avec le temps et l’espace.
Son image voyage désormais ( depuis 2020 ) aux quatre vents, glissant d’un continent à l’autre comme une héroïne intemporelle.
Elle a figuré dans plus de soixante magazines internationaux
( Art, Mode, Pin Up ) et illuminé vingt couvertures, laissant derrière elle une traîne de glamour sombre et de féminité réinventée.
En 2022, elle devient 3ᵉ Covergirl du magazine américain RetroLovely, rejoignant ainsi les icônes modernes du vintage et du pin-up art.
En 2025, elle signe la 2ᵉ couverture du magazine Wonderland Pin-Up à La Réunion, offrant au monde insulaire une vision subtile et envoûtante de son univers.
De l’Italie au Canada, des États-Unis à Dubaï, de l’Espagne à Monaco, ses visages et ses personnages voyagent, se transforment, renaissent.
Partout, elle déploie ses chimères, sème ses personnages : femmes de velours, ombres élégantes, héroïnes décalées façonnées pour les rêves , des icônes réinventées se posant sur les pages glacées.
Engagée dans la préservation de la mémoire, La Muse Macabre participe aussi à des reconstitutions historiques de la Seconde Guerre mondiale et à des commémorations, où elle interprète des femmes civiles ou des infirmières de front. Ces évènements, ouverts au public ou présentés dans des lycées, lui permettent de redonner chair à l’histoire et de transmettre, par la présence et l’émotion, ce que les archives seules ne peuvent dire.
Elle réécrit les mythes — Alice au pays des merveilles, Star Wars, et d’autres encore — pour leur offrir une seconde vie, teintée de poésie noire, de glamour brisé et de fantasmagories douces.
Son art marche sur un fil : entre réalité et rêve, entre vérité et mirage.
Dans ce territoire suspendu, La Muse Macabre invite chacun à entrer, à regarder autrement, à se laisser effleurer par une beauté qui charme autant qu’elle trouble.